Pensées

Exceptionnellement une vieille photo. Scan brut d’un tirage de lecture, d’un de mes voyages au Burkina Faso, en 2006. Parce qu’ici nous ne le savons pas, mais Ouagadougou et sa région ont été frappées par une terrible pluie le 1er septembre. La capitale est fortement touchée, et le quartier où j’habitais est dévasté. Alors je pense aux amis que j’ai là-bas. Et aux petites filles de la photo, Sadyia et Janissa. Dans les blogs et articles du net concernant cette catastrophe, la révolte gronde. Peu de quartiers ont de quoi évacuer l’eau quand elle tombe de cette façon. Je pense que ça fait partie des dérèglements climatiques qui touchent la planète, ça a été un vrai déluge. Et l’eau ne partait pas. L’année dernière c’était Dori, une ville à l’est qui était touchée. Comme cela occupe mes pensées, il est justifié de ressortir des « archives » une photo où justement tout se passe si calmement. Je l’ai prise avant une pluie, quand le vent frais arrive et délivre de la torpeur. Quand la pluie est forte, attendue, nécessaire, mais pas catastrophique. Cette photo fait cyniquement partie de la série « En attendant la pluie », exposée à plusieurs reprise. J’ai présentée cette série justement parce que la pluie a un rôle vital dans cette région du globe, et sans elle la famine guette. Celle de mardi a tout ravagé.

0 commentaires

  1. Je le sais parce que tu m’en a parlé !
    Ta photo, ton texte me touchent énormément.
    On ignore ce genre de catastrophe , bien trop occupé par l’arrivée de ce fameux H1N1, entre autres
    Ces gens qui sont si loin, tu nous les rend proches.
    Et la pluie, qui peut être espoir et qui devient calamité…
    J’espère que beaucoup de gens liront ce témoignage sensible et pertinent.

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